Le Blog de Monsieur M

Tout, et surtout n'importe quoi.

jeudi 27 juin 2013

Christopher Meloni n'est plus derrière les barreaux

Un regard dérangeant, des mimiques déroutantes, un comportement de psychopathe affirmé...Dans Oz, Christopher Meloni, aka Chris Keller, a livré une partition qui a contribué à faire de lui la star qu'il est aujourd'hui devenu.


Dans un des plus intenses trios amoureux de l'histoire de la télévision, sa relation avec Tobias Beecher et Vern Schillinger a passionné le monde durant les 56 épisodes retraçant la vie des détenus d'Emerald City.
Jouant le rôle ambigu d'un tueur en série bisexuel, tantôt amoureux, tantôt prédateur, mais constamment dérangé, il a mis en avant des qualités d'acteur lui permettant de rebondir avant même l'arrêt définitif de la série de HBO.
Initialement plus porté vers les comédies, c'est donc finalement un rôle plus "dramatique" qui le portera sur le devant de la scène.

Diplômé d'histoire, féru de développement corporel (il a notamment été coach sportif au début de sa carrière), et adepte des petits boulots improbables (dans la construction ou encore videur), il a, comme beaucoup, fait ses premiers pas à la télévision via la publicité, comme ici, pour Macdonald's, à l'époque ou la coupe mulet était encore la norme : 


Rapidement repéré par HBO, pour qui il travaille dès 1984, il enchaîne les rôles dans des sitcoms et des téléfilms, et débarque sur le grand écran en 1994, jouant un garde du corps dans "Trou de mémoire" (Clean slate).
Vu également dans l'armée des 12 singes, ou Las Vegas Parano, c'est donc en 1998, à partir de la seconde saison de Oz, qu'il va véritablement se révéler.
Tueur psychopathe, manipulateur, violent, il deviendra rapidement une icone gay, avant de conquérir un public bien plus grand, grâce à son duo avec Mariska Hargitay dans "New-York : Unité spéciale" (Law and order : special victims unit)


Après 12 ans de bons et loyaux services, et des apparitions dans des films comme les fameux "Harold et Kumar", son personnage disparaît du casting de la série, ce qui lui laisse plus de temps pour le cinéma.

Gràce à cela, il se retrouve, depuis quelques semaines, à l'affiche dans Superman : Man of Steel, de Zack Snyder, ou il est l'une des seules satisfactions du film.
Dans un rôle bien moins profond et moins théâtral, il interprète le Colonel Hardy, qui combattra Superman avant de se ranger à ses cotés.



Enfin libéré de son image de prisonnier, libéré de ses obligations à la télévision, il s'offre peut être, enfin, l'opportunité de briller sur grand écran.


vendredi 19 avril 2013

Build Pyramids

Le premier extrait du prochain album de N.O.R.E, qui se fait maintenant appeler "P.A.P.I". Une production Large Professor.

jeudi 4 avril 2013

50 shades of white

Pour la première fois de leur histoire, les Clippers ont atteint la barre symbolique des 50 victoires en une saison.
Un événement qui paraissait incroyable pour une franchise, qui, il y a seulement 4 ans, était sous la barre des 20 victoires, avec un pourcentage de 76.8% de défaites lors des 82 matchs de la saison 2008-2009.

Pour bien comprendre comment ce changement radical a pu arriver, voici  50 points qui démontrent le passage de la franchise de risée de Los Angeles à championne de division. Ou presque.

50 - La fin des joueurs improbables
Cheikh Samb, Ricky Davis, Paul Davis, Fred Jones, Brian Skinner, Mike Taylor, Alex Acker... Voici un aperçu des Role Players des Clippers il y a 5 ans. Même pas de quoi disputer les Playoffs de Pro B.

49 - Un vrai plan
Alors qu'on ne savait pas sur quel pied danser à l'époque du "Golden Age", autour de Brand, Maggette, Miles et autres Richardson, époque ou l'on ne prolongeait jamais aucun joueur, aujourd'hui, le management a su convaincre notre exécrable propriétaire qu'en sortant un peu d'argent de sa poche, il ferait plus de bénéfices. Et ça a marché.

48 - Enfin un surnom
Un style de jeu aérien, des dunks à profusion, et les Clippers sont devenus "Lob City". 

47 - Un vrai public
Alors que Billy Cristal et Clipper Darrell pouvaient se parler l'un à l'autre dans la salle sans être gênés par le bruit auparavant, le Staples Center se remplit dorénavant également pour "l'autre" équipe de Los Angeles.

46 - Une vraie rivalité avec les Lakers
Avant 2008, les Lakers considéraient les Clippers comme ceux qui gardaient le Staples Center chaud pendant leur absence. Depuis deux saisons, une vraie lutte pour la suprématie de LA s'est instaurée. Encore 20 ans à finir devant eux en enchaînant les titres et on les rattrape!

45 - Une progression pas à pas
Loin de penser qu'ils renverseraient la situation en un claquement de doigts, les Clippers ont pris leur temps, passant de 19 victoires à 29 puis à 32, puis à 40, pour finalement atteindre 49 l'an passé. Une progression constante, encore confirmée cette année.

44 - Savoir profiter des bonnes affaires
Le dernier Free Agent de bon niveau signé par les Clippers avant Chris Paul? Même moi je ne saurais pas vous le dire.

43 - Changer d'image
Lors d'une des fameuses sorties de route d'Iverson à Philadelphie, les Sixers l'avaient menacé de l'envoyer aux Clippers. Il s'était immédiatement excusé. Losers, vous avez dit?

42 - Avoir une vraie reporter de talent
Hello Madelyn Burke!



41 - Un vrai capitaine
Chauncey Billups, winner invétéré, meneur d'homme, champion NBA, plutôt que Baron Davis, blessé chronique, et inconstant au possible. Ca change beaucoup de choses.

40 - Augmenter le sex-appeal de l'équipe
Envoyer Chris Kaman à New Orelans aurait permis d'augmenter la population féminine de 569% les soirs de match

39 - Profiter des errements de la ligue
Lorsque Chris Paul a vu son transfert aux Lakers refusé, on a sauté sur l'occasion. Et on a su le convaincre.

38 - Finies les histoires de racisme
Ca fait un petit moment que notre propriétaire n'a pas été cité dans des histoires d'injures racistes ou de dénigrement de ses clients latinos. Espérons que ça dure.

37 - Gagner des titres
Même s'ils ne sont qu'honorifiques pour le moment, Chris Paul MVP du All star Game, Griffin vainqueur du concours de dunk, ça fait de la bonne pub.

36 - Se payer Jordan
Oui, bon, pas le vrai, mais quand même.

35 - Se faire porte parole des minorités
Une équipe qui se reconstruit autour d'un afro-américain roux albinos. Vous voulez quoi de plus?

34 - Avoir des vrais jeunes prometteurs
Il y a quelques années, on avait Yaroslav Korolev. On est même allé jusqu'à faire des amicaux en Russie pour conquérir leur marché. Depuis, il a connu 6 clubs en 5 ans. Et il n'a joué nulle part.

33 - Avoir un vrai effectif complet
Fini le temps ou notre banc avait le niveau du 5 des Bobcats, dorénavant, on a Crawford, Billups, Turiaf, Odom, Bledsoe...

32 - Garder un lien avec le passé
Faire revenir Odom juste pour se souvenir de quand c'était notre "nouveau Magic Johnson". Oui, quand il jouait meneur. Vous ne vous souvenez pas? 

31 - Avoir des people dans les tribunes
Hé oui. On a une Kardashian, une vraie, qui ne sert à rien. On est presque aussi superficiels que les Lakers maintenant!

30 - Passer à la télé nationale
Avant Blake Griffin, en France, je n'ai le souvenir que d'un seul match diffusé sur Canal, face aux Wolves, un soir ou Georges Eddy avait failli faire une attaque en voyant les systèmes offensifs mis en place. Dorénavant, on passe sur ESPN, et régulièrement sur les ondes Françaises.

29 - Un vrai grand coach
Ah, non, pardon, ça, toujours pas.

28 - Gagner des gros matchs
Il y a 5 ans, on battait les Raptors 4 fois, ça représentait 25% de nos matchs gagnés de la saison. Aujourd'hui, on a battu les Spurs, les Lakers, le Thunder, le Heat.... Ca fait bizarre.

27 - Etre reconnus
Voir les Clippers cités comme prétendants au titre dans la presse spécialisée au début de saison, ça fait du bien. Ca change de toutes ces années ou on était les Bobcats de l'Ouest.

26 - Ne pas voir nos joueurs tremper dans des histoires louches
Maggette et la drogue, Miles et les armes à feu, Kaman et les cauchemars des enfants... Fini tout ça. Dorénavant, nos joueurs sont les parfaits petits gendres idéaux.

25 - Avoir un vrai marketing développé
Il y a 5 ans, on ne pouvait acheter qu'un seul maillot sur le shop des Clippers, celui d'Elton Brand. Aujourd'hui, ils proposent même celui de Ryan Hollins.

24 - Ne plus être cité dans les rumeurs de déménagement
"Les Clippers à Anaheim", "Les Clippers à Sacramento", "Les Clippers en NBDL". Fini. Maintenant, c'est les Kings qui doivent partir de Californie.

23 - Ne plus hésiter à trader nos joyaux plutôt que de les laisser filer
Là ou beaucoup de nos jeunes joueurs partaient à la fin de leur contrat, on a su ne pas se faire avoir cette fois, en n'hésitant pas à échanger Eric Gordon notamment. 

22 - Se comporter comme une grande franchise
Pas de sentiments ici, Gordon et Kaman ont appris qu'ils étaient tradés dans le bus les ramenant d'une action caritative avec l'équipe. Alors, la classe ou pas?

21 - Faire oublier la saison 86-87
Oui, 12 victoires en 82 matchs, 14.6% de victoires. Merci aux Bobcats de 2012 et à leur fabuleux 10.6%.

20 - Etre capable de trader tout et tout le monde
Les Lakers ont tradé Shaq, les Celtics pensent à trader Pierce, nous, on a failli envoyer Clipper Darrell, notre supporter N°1, aux Mavericks. Qui dit mieux?

19 - Drafter intelligemment
Avant 2005: Olowokandi, Melvin Ely, Korolev, Lorenzen Wright....
Depuis 2005: Al Thornton, Deandre Jordan, Eric Gordon, Blake Griffin, Eric Bledsoe.
Changement, vous avez dit?

18 - Squatter les Top 10 pour faire peur aux adversaires
Mozgov, Perkins, Brandon Knight. Maintenant, quand on dunke, les adversaires s'écartent. Ca facilite le travail.

17 - Rester nous-même
L'homme qui a tout bâti, qui a su gérer, faire les bons choix, Neil Oshley. Et bien on l'a laissé partir aux Blazers. Sereinement. A la Clippers.

16 - Profiter du Dwightmare
Pendant que chez les voisins, les joueurs se battent, D12 arrive en fin de contrat, les Playoffs ne sont toujours pas assurés, et que l'ombre du Zen Master plane sur eux, on peut travailler sereinement pendant que les médias portent toute leur attention sur les Lakers.

15 - Ne pas oublier qu'on aurait pu être les Raptors
Oui oui, lorsque la franchise était basée à Buffalo, il y avait tellement peu de public que des matchs ont été joué au Canada. Alors qu'on avait le MVP de la ligue. On a échappé au pire.

14 - Faire disparaître les blagues sur les Clippers
"Comment appelle-t-on, 12 millionnaires qui regardent les finales NBA à la télé chaque année? Les Clippers" , "Comment appelle-t-on un Clippers avec une bague de champion? Un voleur".... 

13 - Gagner des matchs à l'extérieur
Pendant longtemps, les Clippers étaient surnommés les "Opossum", parce qu'ils étaient toujours "Dead on the road". Cette saison, le bilan est de 21 victoires pour 17 défaites. Les Opossum prennent les passages protégés dorénavant.

12 - Être dans des rumeurs de transfert de Hall of Famers
Il y a quelques années, on se battait pour faire signer Boniface N'Dong. Cet hiver, on a failli récupérer Kevin Garnett. 

11 - Savoir conserver notre sens du ridicule
 Aller perdre à Toronto, ça craint. Mais quand en plus Butler feint de faire un high five pour voler le ballon et aller marquer alors qu'on a 25 points de retard, ça prend des proportions épiques

10 - Ne pas se préparer pour les Play-Offs
On est tellement habitué à ne pas les disputer, qu'à un mois du début des choses sérieuses, l'équipe n'a ni défense solide, ni rotation installée, ni jeu offensif de demi-terrain efficace. On est large, Vinny, on est large.

9 - Avoir des joueurs dans Team USA
Griffin, Billups, Paul. Imaginez ça il y a 5 ans, on aurait envoyé qui? Dan Dickau, Smush Parker et Brevin Knight?

8 - Faire le travail correctement jusqu'au bout
Ils se sont moqués de nous durant des années. Ils nous ont raillés, hués. Cette saison, en battant une dernière fois les Lakers, on peut les priver de Play-offs. Ce qui serait le signe d'une saison réussie.

7 - Gagner un premier titre
Les Clippers vont plus que probablement remporter leur division pour la première fois de leur histoire. Un premier titre, une première bannière, sous le toit jaune et mauve du Staples Center.

6 - Concourir pour les récompenses individuelles
CP3 dans la first Team all NBA, Jamal Crawford en course pour être le meilleur 6ème homme...
C'était quand notre dernière récompense individuelle? Bobby Simmons il y a 10 ans?

5 - Savoir garder l'âme de la franchise
Partir sur les chapeaux de roues, s'afficher comme des prétendants au titre, puis s'effondrer après le All Star Break. Losers for Ever.

4 - Les Clippers font rire, mais plus de la même manière
Avant, on avait des mecs qui se faisaient des antennes sur la tête quand ils marquaient un panier. Maintenant, nos joueurs font des pubs, s'inventent des frères et passent dans des shows de comédie pendant le lock-out.

3 - Une vraie attractivité 
Jamal Crawford, Grant Hill, Chauncey Billups, Caron Butler.... Je vous mets au défi de réussir à les attirer dans NBA2K8. 

2 - Blake Griffin
Un joueur capable de créer un buzz suffisant pour convaincre Chris Paul de nous rejoindre, capable de remplir la salle à lui seul, et qui sait rester modeste en roulant en Kia. MERCI BLAKOUNOUNOU!

1 - Chris Paul
Un joueur capable de manager l'équipe, d'influencer positivement les choix du management, capable de gagner des matchs à lui seul, et qui permet d'attirer d'autres bons. MERCI CP3!

samedi 16 février 2013

Très chère Canal+, je pense qu'il est temps qu'on parle, toi et moi.
Si je me permets de te tutoyer, c'est que nous nous connaissons maintenant très bien.
Depuis plus de 15 ans, nous partageons nos soirées, nos week-ends et certaines de nos nuits.

C'est à travers toi que j'ai découvert que le football existait dans d'autres pays.
C'est à travers toi que je suivais avec attention les folies de Cantona, et notamment son doublé en finale de la Cup face à Chelsea. Avant le match, tu présentais les deux équipes, alors que chez les Blues, il n'y avait alors ni Français ni joueur de classe mondiale. Tu m'apprenais à les connaitre, tu me les faisais rencontrer.
Après avoir regardé ma première équipe du Dimanche, le lendemain, dans la cour de récré, je me prenais pour Peter Beardsley.

L'équipe du Dimanche... Probablement la plus belle chose qui soit arrivée dans ma vie télévisuelle. A l'époque, Pierre Sled et ses coupes de cheveux de Will Smith blanc à la présentation, un peu de rigolade, avec les questions des spectateurs, un peu d'analyse, mais surtout énormément d'images.
Les grands formats, qui me faisaient voyager, rentrer dans des enceintes mythiques telles, notamment, le Bernabeu, le Stadio Delle Alpi, Wembley... Des grands formats qui nous menaient au plus près de légendes du foot, comme Raul, Del Piero, Zamorano, Ronaldo, Zidane, Maldini, Weah....
Puis après, Thierry Gilardi, Hervé Mathoux, et tous ces spécialistes qui nous plongeaient réellement dans les pays que nous découvrions.
Et quels pays! Au fil des années, j'ai pu suivre les championnats Italiens, Allemands, Anglais, Espagnols, Écossais, Néerlandais, Portugais, Argentins, tout ça grâce à toi!
Tant de gros matchs, de rivalités légendaires, de derbys, et de grandes figures découvertes au travers des grands formats que tu proposais.
Ainsi, j'ai pu voir des Porto-Benfica, des Rangers-Celtic, des Barça-Real et surtout, des Roma-Lazio.

Mes premières images de la Roma, c'est chez toi que je les ai vues. Ce petit maillot rouge, qui me fait tant rêver, c'est grâce à toi que j'ai pu le voir "en vrai". La première de Totti, la légende de l'équipe de Capello, les dribbles de Cafu, la grâce d'Aldaïr, puis l'arrivée de Méxès, le génie de Spalletti, le 5-1 face aux cousins....

C'est chez toi, Canal+, que j'ai pu tout suivre, tout apprendre, tout connaitre. Mais depuis peu, tout a changé.
Un concurrent est apparu, et tu as voulu me forcer à augmenter mon investissement pour toi. L'équipe du Dimanche est devenue un stand-up d'une heure entrecoupé de quelques images de foot, Jour de foot est relégué au fin fond de la journée du Samedi, tandis que ton émission "grand public", en clair, ne sert qu'à lancer des polémiques stériles et faire des blagues qui ne font rire que la frange footix de ton audience.

Cette année, avec l'arrivée d'Ibrahimovic, et encore plus de Beckham, le foot a laissé sa place au people. On sait, maintenant, à quelle heure Beckham prend son bain, à quelle heure il mange, ou quand est-ce qu'il rate un centre. Et cela, en direct sur ta chaîne d'info. Par contre, sur ta chaîne de sport, non. Pas de sport. Que des rediffusions de films diffusés plus souvent qu'un film de Louis de Funès durant l'été sur TF1. TF1, à qui tu ressembles de plus en plus.
Quand, à l'époque, tu avais de vrais spécialistes pour analyser, tu as aujourd'hui remplacé, pour la ligue des champions, la vision d'un Michel Platini par les commentaires de Teddy Riner. La ligue 1 est "commentée" par un Pierre Menes recruté pour faire rire, tandis qu'il fut un temps ou tu savais mêler un humour plus fin à une vraie analyse.
Et que dire de ta dramatique série en "super-héros" pour retracer l'actualité de notre championnat...Je pense que depuis Sport 6, je n'avais pas vu de chose aussi ridicule.

Le "spécialiste" amateur de football, lui, trouve de moins en moins sa matière chez toi. La palette est devenue une manière de critiquer un arbitre assistant qui n'aurait pas vu un hypothétique hors-jeu alors qu'elle servait à voir comment les actions se construisaient. Et le football se trouve de moins en moins mis en valeur.

Tes Samedis ressemblent au programme d'un pub Anglais malfamé. Wigan, Sunderland, Norwich, Southampton... Tous surdiffusés, survendus, notamment par un Stéphane Guy usant de superlatifs, convaincant le monde entier qu'une attaque Demba Ba - Papis Cissé, par exemple, suffirait à remporter 6 ligues des champions et 5 titres de champions du monde des clubs les yeux fermés.

Ton analyse a disparu. Peut être ne t’intéresse-t-elle plus. Face à tous ces nouveaux acteurs, tu n'as probablement pas suivi l'évolution que j'aurais voulu que tu aies. Ainsi, plutôt que de diffuser le foot sur une chaîne limitée à une "élite", au moins par les sacrifices financiers qu'elle demande, tu aurais pu créer un bouquet spécial, plus accessible, avec juste du foot. Parce que, au cas ou tu ne le sais pas, l'amateur de football trouvera toujours un moyen de voir ce qui l’intéresse. Et l'amateur de football que je suis, commence à être fatigué de pousser cette relation avec toi, en sentant que nos chemins prennent réellement des chemins opposés.

Lorsque ce soir, la Juventus se déplacera à Rome, pour l'une des plus grosses oppositions de l'histoire du championnat Italien, tu diffuseras...du rugby. Qu'en pense le fan de foot? Celui, qui, pour un tiers de ce que tu demandes, peux regarder pendant ce temps les matchs de ligue 1 se déroulant en même temps? Celui qui se retrouvera obligé de chercher sur Internet des sites illégaux de streaming commentés en Pakistanais pour pouvoir suivre son football?
Je ne parlerai pas au nom des autres, Canal+, mais pour moi, c'est un signe clair: nous ne nous correspondons plus, et j'en suis grandement désolé.

Je préfère donc que nous nous séparions maintenant, je pense que notre relation est morte.
Arrêtons-nous là, je conserverai ainsi les magnifiques images que tu m'as offert durant toutes ces années.
Merci pour tout. Je te souhaite de te rétablir. Ainsi, un jour, nous pourrons peut-être nous retrouver.

En attendant, merci de respecter ma période de deuil, et de ne pas insulter mon intelligence en tentant de raviver ma flamme en monnayant tes services.

Je te souhaite une bonne continuation.

lundi 10 septembre 2012

Le titre de la semaine

Clique - Big Sean, Kanye West et Jay Z, production de Hit-Boy


Après Mercy, Don't like et New God Flow, c'est le 4ème extrait de la compilation Cruel Summer, un album du collectif G.O.O.D Music, le label de Kanye West. L'album sera accompagné d'un court métrage, tous deux seront disponibles le 18 Septembre prochain.



Sur ce titre, on retrouve "The Trone" accompagné de Big Sean.
Pas besoin de vous présenter Kanye ou Jay, Big Sean, lui, est moins connu en France.
Originaire de Detroit, il a collaboré avec une bonne partie de la nouvelle vague Hip-Hop, et même avec des artistes plus mainstream comme Justin Bieber ou Drake.
Pour découvrir plus son style, je vous invite à télécharger sa mixtape "Detroit" sortie la semaine dernière:


Dans ce dernier titre, les trois rappeurs évoquent leur succès et leur parcours, en balançant quelques Punchlines bien senties. 
Un titre qui rappelle à quel point la compilation s'annonce bonne, et qui s'incrit dans la continuité de l'état de gràce dans lequel se trouve Kanye depuis sa dégringolade après "l'affaire" Taylor Swift.

La Punchline: "My Girl a superstar all from a home movie" ou comment Kanye nous dit que Kim Kardashian n'est connue que gràce à sa sex-tape.

Le point fort: Kanye, Jay Z sur une prod de Hit-Boy. Pas besoin d'en dire plus.

Le regret: Ca manque de Pusha T

Pour écouter le titre, c'est par ici:

samedi 18 août 2012

Wolverine: les véritables origines

Avant de devenir le personnage bien connu du grand public qu'il est aujourd'hui, Wolverine a connu une évolution majeure sous la plume de Chris Claremont, son créateur.

Outre ses apparitions anecdotiques dans Hulk, le mutant Canadien était initialement un sous James Bond griffu, un agent secret de son pays, membre de la "super-équipe" d'Alpha Flight.
Lors du reload des X-Men et de l'apparition de "nouveaux" mutants appelés à remplacer sauver l'équipe d'origine, puis à la remplacer, Wolverine est clairement en retrait, tant au niveau du charisme qu'au niveau de ses pouvoirs, très mal définis à l'époque.
Pas question de régénération ou  d'autres artifices de ce genre à ce moment, Logan n'est qu'un personnage secondaire, loin derrière d'autres nouveaux comme Tornade, Colossus ou même Kitty Pride.
Il ne prouvera sa valeur et son utilité qu'au numéro 133, soit 5 ans après son intégration à l'équipe. Les X-Men en difficulté, il combattra à lui seul le club des Damnés.


Pour autant, pendant un long moment, le personnage reste très unidimensionnel. Au mieux, c'est un tueur psychotique, très enclin à céder à ses pulsions sous l'effet de la colère. Mais au début des années 80, sa popularité augmente.
Chris Claremont décide alors de lui consacrer une mini-série, qui sera le véritable élément fondateur du personnage que nous connaissons aujourd'hui.
Au travers de 4 épisodes dessinés par un autre artiste mythique, Frank Miller, on découvre une partie du passé du plus connu des Canadiens, dans une épopée ou Logan repart au Japon pour reconquérir Mariko Yoshida, son amour d'antan.

C'est de cette saga, et de sa conclusion dans les épisodes  172 et 173 d'Uncanny X-Men, que je vais vous parler.

Regroupés dans un TPB, ces épisodes permettent de (re)découvrir une facette de Wolverine, au travers de son passé au Japon. On découvre aussi "la Main", groupe d'assassins au but mystérieux.
Beaucoup de combats, mais également une vraie trame, et des personnages secondaires attachants. Entre Yukio, qui bouleversera le futur de Tornade, ou Mariko, qui restera la plus importante histoire d'amour de Wolverine, on évolue dans un Tokyo nocturne rongé par les gangs et les tueurs.
Cette saga est à la base de beaucoup d'évolutions très notables, pour Wolverine, d'abord, que l'on découvre sentimental, amoureux, mais toujours impitoyable. Malicia, elle, va gagner ses galons d'X-Man, tandis que Tornade va subir une transformation pour le moins radicale.



Un très bon moment de lecture, donc, pour un prix accessible. Un seul regret: à l'époque les sagas complètes n'existaient pas, donc, si vous souhaitez connaitre la toute fin de l'histoire, il faudra récupérer les aventures des X-Men.
Une chose est sure, cette saga est un must-have pour les fans du mutant Canadien, probablement l'un des meilleurs moyens de patienter en attendant le retour de Logan sur nos écrans pour une suite de ses origines.

jeudi 18 août 2011

Captain America: le film le plus improbable du monde

Hier soir, milieu de semaine, obligé de répondre à l'appel de mes obligations sociales, direction le Cinéma.
A l'affiche, comme chaque été, les comédies lourdingues Françaises, un film pour pré-pubère dont les fans sont persuadés que c'est la plus grande saga de tous les temps, les films pour enfants qui cartonnent alors que ce sont des bouses absolues, et les blockbusters Américains avec plein d'explosions dedans.

Mon choix se porte donc vers Captain America, parce que, non, des singes qui parlent, merci, mais hein, oh, eh, oh, et un film centré sur comment ça change ta vie d'avoir une bague au doigt, ça va donner des idées à ma copine.


On passera sur le fait que le film ne soit proposé qu'en 3D et uniquement en VF, hein, au prix ou on paie, si en plus on avait le choix, faut pas déconner non plus, déjà qu'une soirée cinéma ne coute qu'à peine plus cher qu'un plein d'essence chez Total, faut pas trop en demander !



Donc, nous voila installés, lunettes sur le nez, comme si je n'avais pas l'air assez neuneu naturellement, et hop, après à peine une bande annonce et 47 spots de pubs, le film commence.

Et déjà, on se moque de nous. Le pitch du film: aucune crédibilité.
Retrouver un objet volant au milieu de l'Antarctique ou du Groenland, c'est plus qu'improbable. Mais passons, les invraisemblances ne font que débuter.

Là, on repart en 1942, ou un mec de la carrure de Tom Cruise (genre 1m53 pour 47 kilos lestés) rêve d'entrer dans l'armée. Qui rêve d'entrer dans l'armée? Je n'y crois pas une seconde, surtout que l'argument choc est avancé par le pote du héros: Le mec, si il est réformé, il sera seul au milieu de 3,5 millions de New-Yorkaises.

Bref, le mec va à une foire ou je ne sais quoi avec son copain et des filles, et là, n'importe quoi, une voiture volante. Déjà que ça n'existe pas maintenant, mais alors en 1942, faut pas non plus me prendre pour un débile.

Et à partir de là, ça devient n'importe quoi. Le mec se fait recruter sur un dialogue par un ancien savant Allemand, pour comparer, c'est un peu comme si aujourd'hui on embauchait des gens juste en les regardant passer dans la rue!
Il se fait injecter un produit qui le fait passer de la carrure de Léo Messi à celle de Cristiano Ronaldo, et forcément, ça change tout.


Le mec devient super fort, et court plus vite que des voitures.
Je veux bien qu'en 1942, l'industrie n'était pas à son summum, mais là c'est vraiment gros.

Et ça empire!
Le mec poursuit un méchant vilain qui décide de prendre un gosse en otage.
Il le rattrape et arrête son sous-marin, qui ressemble étrangement à celui de Batman d'ailleurs, mais le méchant se suicide, alors on envoie le mec faire des spectacles pour qu'il rapporte de l'argent à l’État Américain.

Vous y voyez une suite logique? Non? Et bien moi non plus!

DU GRAND N'IMPORTE QUOI JE VOUS DIS!

Et là, pendant qu'il fait un spectacle en Italie, il se rend compte que son copain du début dont on a rien à foutre s'est fait enlevé par un méchant trop improbable: un mec qui a inventé un rayon évaporant les gens.
TROP CRÉDIBLE! ET POURQUOI PAS UN MEC QUI SE BATTRAIT AVEC UN MARTEAU QUI FAIT DES ÉCLAIRS TANT QU'ON Y EST!

Bref, notre héros va sauver son copain, et on découvre que le méchant, en plus d'avoir été le méchant dans Matrix, il a une tête toute rouge, surement à force de gueuler sur les réalisateurs QUE C'EST PAS POSSIBLE DE CRÉER DES ARMES A PARTIR D'UN RUBIK'S-CUBE FLUORESCENT!!!!


Donc voila, les présentations sont faites, d'un coté le gentil est ses copains, dont l'Asiatique fourbe et le noir à gros fusil, et de l'autre, le méchant qui s'énerve sur ses sbires parce qu'ils sont nuls et qu'ils ratent tout.

Je passe sur les tanks de 15 mètres qui n'existent pas en vrai, le Vibranium (métal indestructible qui absorbe les vibrations, non mais franchement, pourquoi pas un mec avec des griffes rétractiles en métal alors?), la meuf qui est amoureuse du mec depuis le début mais qui lui dit pas parce que sinon le film est fini et les gens partent, bref, N'IMPORTE QUOI!

Bon, à la fin, il reste une base à détruire, le mec part en moto et refait les mêmes ruses que les Ewoks dans Star Wars pour se débarrasser de ses assaillants,et à lui tout seul, il tue le méchant, pourchasse le monde, ou l'inverse.



Forcément, le mec sait tout faire, sauf piloter un avion, et il se retrouve donc dans un avion sans pilote qu'il crashe au milieu du Groenland, ou on le retrouve 70 ans plus tard.

Justification: IL A DORMI PENDANT 70 ANS!!! VOUS IMAGINEZ LE MEC, IL FAIT UN MOIS D'EFFORT POUR GAGNER LA GUERRE, ET IL DORT 70 ANS??? RENTABILITÉ 0!!!


Bref, on nous prend vraiment pour des jambons dans ce film à base d'invraisemblance et d'évènements inventés, je ne comprends pas du tout l’intérêt de ce genre de truc.
Je veux dire, je veux bien accepter de ne pas être le plus intelligent du monde, mais me faire croire que Tommy Lee Jones était général dans l'armée en 1942, c'est un peu trop gros pour moi.

Mon verdict: Best film of the Year