Le Blog de Monsieur M

Tout, et surtout n'importe quoi.

lundi 18 novembre 2013

Quand Rue 89 parle (mal) NBA

Petite réponse à l'article de Rue 89 sur Allen Iverson. Mes commentaires sont en rouge.

"Allen Iverson, star de la NBA au tournant du millénaire – MVP en 2001 –, a annoncé le 1er novembre l’arrêt de sa carrière de basketteur. Si l’on s’y intéresse ici, ce n’est pas seulement parce qu’il a été le plus spectaculaire de sa génération, le trait d’union entre les ères Jordan et Bryant."

Trait d'union entre Jordan et Bryant ? Kobe et Iverson ont pourtant tous les deux été draftés en 1996. Un peu embêtant, une telle énormité dès la première phrase d'un article. 

"Iverson a eu durant ses 14 années sur les parquets de la NBA l’image d’un enfant terrible. Présenté très jeune comme une future icône, sa carrière a été bien moins riche en succès – une présence en finale NBA – que prévue."

Pour rappel, une partie du palmarès d'Allen Iverson : 

 - Médaillé de Bronze aux JO de 2004
 - Champion de la conférence Est, vainqueur de la division Atlatique et Finaliste NBA 2001
 - Rookie de l'année en 1997, élu dans le 5 des rookies la même année
- MVP 2001
- Elu dans le meilleur 5 de la NBA en 1999, 2001 et 2005, dans le second 5 en 2000, 2002 et 2003, dans le troisième en 2006.
- Selectionné 11 fois pour le All-star Game
- MVP du All-star game en 2001 et 2005
- MVP du Rookie Challenge 1997
- Meilleur marqueur NBA en 1999, 2001, 2002 et 2005.
- Meilleur intercepteur en 2001, 2002, 2003
- Second meilleur marqueur de l'histoire des 76ers de Philadelphie
- Futur Hall of Famer

Faible palmarès, hein.

 "Il a aussi connu toutes sorte de déboires judiciaires et financiers. Comment, un individu promis à une carrière exceptionnelle en vient-il à se perdre, se mettre en danger pour finalement annoncer sa retraite dans un relatif anonymat ?"

Relatif anonymat, je ne sais même pas comment répondre à ça. Tous les spécialistes Américains ne parlaient que de ça. Philadelphie toute entière n'attendait que ça. La seule chose qui a "minoré" l'impact de cette annonce est le fait qu'il ne jouait plus depuis quelques temps déjà.

"Allen Iverson a grandi dans en Virginie, ancien Etat sudiste, où les séquelles de la ségrégation raciale sont encore très présentes. Durant son enfance, la mère d’Iverson élève seule son fils, le père de l’athlète étant décédé à seulement 27 ans et son beau-père effectuant de nombreux séjours en prison.

L’université grâce au basket
Le jeune Iverson connaît une enfance difficile dans le quartier disqualifié de Hampton. De ce fait, l’enfance d’Iverson cristallise deux grands traits particuliers des problèmes sociaux de population noire américaine : la précarité et l’isolement social des femmes – plus de 60% des femmes noires américaines vivent seule et dans une très grande pauvreté – et le taux d’incarcération plus élevé que la moyenne chez les hommes – environ plus de la moitié des détenus sont Afro-Américains.
A l’adolescence, Allen Iverson lui-même se fait incarcérer pour une bagarre déclenchée suite à des injures racistes proférées à son encontre. Innocenté par un témoignage, il intègre un lycée pour jeunes en difficulté où il pratique intensément le basket. C’est en se faisant repérer par un entraîneur de l’équipe de basket de l’université de Georgetown qu’il pourra rejoindre l’établissement.
Cette entrée dans le monde universitaire nous permet de revenir sur deux constats : d’une part, le faible taux d’Afro-Américains entrant dans une grande université américaine, et d’autre part, le fait que le sport est souvent leur seule filière d’accès à ces mêmes universités. Par ailleurs, le fait d’intégrer une filière sportive les fragilise d’autant plus sur le marché de l’emploi, puisqu’ils vont surinvestir la pratique afin de d’être recrutés le plus tôt possible, réduisant ainsi leurs chances de sortir diplômés et mieux armés au moment de la futur reconversion."

Premier point :

Pour lutter contre les "sous-diplômés", la NBA a établi un âge minimal pour s’inscrire à la Draft.

Ensuite, des diplômes pour la reconversion des athlètes, avant même que leur carrière ne commence. D'ou ça sort? Ca existe ou ? Dans quel sport ? Dans quel pays ? Combien de basketteurs sont doctorants ? Il y a des footeux Bac +3 ?  Des Rugbymen titulaires de Master ? Pas à ma connaissance.

Pour finir, et pour rappel, la décision d'Iverson de s'inscrire "rapidement" à la draft vient aussi du fait que sa famille avait besoin d'argent pour payer le traitement médical de sa soeur....

"A contre-courant d’une population blanche qui s’oriente dans des cursus parallèles à la pratique sportive afin d’obtenir des diplômes plus en phase avec le monde des instances décisionnelles du sport (entraineurs, managers, etc..), secteur idéal pour une reconversion."

Bon, alors, même question, quel basketteur blanc est diplômé de hautes études lors de sa draft? Sachant qu'ils sont drafté au même âge que les noirs, hein, pas à 25 ans. Quel joueur refuserait la draft NBA pour dire "non, mais attends, je finis mes études comme ça dans 15 ans je serai assistant coach". Tout simplement n'importe quoi.

"On compte de nos jours 80% des joueurs d’origine afro-américaine en NBA alors qu’une dizaine de managers sur 30 est issue de cette communauté. La part des Noirs américains dans les institutions sportives est encore plus faible (aux alentours de 22%)."

Et c'est parce qu'ils n'ont pas de diplômes ça ? Rien à voir avec le plafond de verre ? 

Un grand fragile à l’étiquette de bad-boy

"Iverson, recruté en première position à la draft, signe chez les 76ers de Philadelphie et termine meilleur rookie – joueur de première année – de la saison en 1997. Il signera un contrat publicitaire avec la marque Reebok qui le surnommera « The Answer », en référence au départ de Michael Jordan qui avait posé la question de sa succession.
Bien que talentueux, Iverson est aussi présenté par les médias comme un joueur caractériel et agressif, en raison notamment de ses disputes incessantes avec son coach de l’époque, Larry Brown. Ses nombreux tatouages et son attrait pour la culture hip-hop – il sort un album de rap jugé violent – lui collent l’étiquette de bad-boy."

Présenté par les médias ? Parce que c'est faux ? On parle d'un mec qui a sorti un flingue devant sa femme. D'un mec qui jugeait que l'entrainement ne servait à rien. Mais son tempérament est une présentation des médias ?

Iverson lui-même, lors de son discours, a remercié ses différents coachs, et notamment Larry Brown, pour l'avoir remis plusieurs fois dans le droit chemin.

"Lorsque sa femme décide de divorcer et obtient la garde des enfants, le joueur bascule dans l’alcoolisme. Sa fragilité le tuera sportivement. Les conditions dans lesquelles il a grandi, communes à plus de 30% des Afro-Américains, ont contribué à forger sa manière d’être que la NBA ne va pas manquer d’exploiter.
Dans un article universitaire publié en 2012, le sociologue David Sudre et l’ethnologue Matthieu Genty retracent la trajectoire de la communauté noire dans l’histoire du basket américain. Ces chercheurs montrent comment la NBA a tiré son essor du style de jeu développé par les Noirs américains et leur intégration progressive."

Le basketteur noir, objet de consommation

"A partir des années 50, la NBA le premier championnat aux Etats-Unis au détriment du basket universitaire, majoritairement blanc. Afin de produire un spectacle nouveau, le NBA décide d’intégrer les premiers joueurs issus d’une équipe composée de Noirs américains, les Globetrotters de Harlem, dont les prestations scéniques connaissent un véritable succès.
Dès lors, le jeu proposé au sein de la NBA change et se veut plus spectaculaire car improvisé, rapide et physique. Il s’éloigne du style de jeu dit blanc, plus figé et stratégique, et légitime la place des Afro-Américains dans le monde de l’élite sportive nationale. Instantanément, le recrutement des joueurs de couleur augmente en même temps que les revenus de la NBA."

Donc là, création de la NBA. On est en 1946. Ok.

"Les nouvelles icônes (« Magic » Johnson, Abdul-Jabbar, Jordan) permettent de conserver des spectateurs majoritairement blancs, qui voient en eux l’« American Dream » et la représentation positive du Noir américain. Le basketteur noir à la fois « exotique » et « domestiqué » devient un objet de consommation."

Abdul-Jabbar. Années 70. Magic. Années 80. 

Pas un mot sur les années 50 et ces fameux "noirs". Les stars de l'époque : Red Auerbach (blanc), George Mikan (blanc), Pistol Pete (blanc), Joe Fulks (blanc)....

Un bien beau travail de recherche et de documentation, au jour ou, en deux clics, on peut vérifier ses dires.


"Mais ce que soulignent avec pertinence Sudre et Genty, c’est qu’après le départ de Michael Jordan, en 1998, la NBA se retrouve privée de modèle d’excellence, laissant place à une représentation des basketteurs noirs beaucoup moins éclatante : celle de la délinquance et de la précarité sociale des minorités, notamment à travers Allen Iverson."

Bah oui, tiens, Kobe Bryant, Tim Duncan, le Shaq, David Robinson, tous sont noirs, tous étaient des modèles, et le sont encore. Lequel est un "délinquant" ? Ou alors, Noir = délinquant ?

Le délit de faciès, c'est pas très cool.

Le mythe du délinquant noir

"A la fin des années 90, la NBA propose une nouvelle représentation du basketteur noir, celui issu du ghetto, dans le but de rendre son produit plus authentique aux yeux du consommateur – essentiellement blanc. Son objectif est de capter la culture urbaine qui connaît un grand succès à travers le mouvement hip-hop et les débouchés économiques qui vont avec."

Kobe Bryant est alors le joueur le plus mis en avant en NBA. Il est la star de l'équipe la plus populaire du monde, les Lakers de Los Angeles.
Issu du ghetto ? Non, élevé en Italie, par un père professionnel.
Et la culture du bad boy, c'est pas plutôt les...Bad boys, de Detroit, de 1987 à 1990 ?

"En quelque sorte, Allen Iverson va représenter une nouvelle forme d’exotisme, celui du mythe du jeune délinquant noir en quête de réussite. L’organisation de la NBA maintiendra le joueur le plus longtemps dans cette représentation – diffusion des faits extra-sportifs, hyper-médiatisation des relations conflictuelles entraîneur-joueur – et en tirera le maximum de bénéfices."

Bien sur. C'est probablement pour ça que les "Jailblazers" (surnom donné à l'équipe de Portland à cause de ses nombreux joueurs ayant des antécédents judiciaires) ont connu un tel succès populaire....

"A travers le récit de vie d’Allen Iverson, on constate une fois de plus que le monde du sport de haut niveau, et notamment du sport spectacle, ne permet pas à des individus socialement fragiles de s’affranchir totalement de leur condition. Au contraire, cette vulnérabilité peut être exploitée à des fins marchands et l’impératif du professionnalisme est de produire du spectacle sans se soucier de la condition du champion."

Oh mon dieu, la NBA, ce ne serait que des capitalistes à la recherche de bénéfices ? 
Je suis vraiment très surpris par cette nouvelle.
Heureusement qu'un article si bien travaillé est là pour me l'apprendre.

mardi 15 octobre 2013

Qui c'est les plus forts : Justice league Vs The Avengers

Deux équipes de super héros. Deux regroupements de justiciers, assemblés pour lutter contre des menaces trop grandes pour qu'ils puissent les vaincre seuls. Une équipe chez DC, une équipe chez Marvel. Mais en fait, c'est qui les plus forts ?

Le porte-drapeau

Superman vs Captain America



Un super soldat congelé pendant 50 ans contre un extra-terrestre, dernier survivant de sa civilisation.
L'un est bardé de super-pouvoirs, l'autre est "juste" un humain aux capacités améliorées.
Mais Steve Rogers est l'enfant de l’Amérique, de qui il arbore fièrement le drapeau. Sa mort sous le crayon d'Ed Brubaker a fait la une des journaux télévisés. Celle de Superman, dans les années 90, n'a pas autant fasciné.

Résultat : Match nul

Le milliardaire torturé

Batman vs Iron-Man



Pas sur qu'il y ait réellement un match dans cette catégorie. L'un est un mythe, une légende, et est connu de tous. L'autre est un ancien alcoolique devenu hype après son adaptation au cinéma. L'un a connu la perte de plusieurs proches, les voyages temporels, et la lutte contre la pègre de Gotham. L'autre a combattu le Mandarin. Ce n'est même plus un K.O, c'est un plébiscite.

Résultat : Batman

La déité du groupe

Wonder Woman vs Thor



La Princesse des amazones, symbole de la féminité, de la femme forte, indépendante, capable de tenir tête aux hommes, face au fils d'Odin, ses boucles blondes, son marteau enchanté et son dialecte incompréhensible.
Le Valhalla contre les Amazones. Dur de se décider, mais bon, Diana a quand même un avion invisible. Et ça, ça peut faire la différence !

Résultat : Wonder Woman

Le bolide de l'équipe

Flash vs Quicksilver



Là aussi, la partie semble très déséquilibrée. Chez DC, on a une icône, un vrai personnage, avec une vraie personnalité attachante, et un vrai background. Chez Marvel, Vif-Argent (son nom Français) n'a fait partie des vengeurs que 15 minutes dans l'histoire, et est surtout connu pour son rôle de vilain.

Résultat : Flash

L'Homme vert de l'effectif

Martian Manhunter vs Hulk



Un martien qui boude et est plongé dans ses pensées contre un monstre qui veut juste être tranquille, qu'on embête tout le temps, mais qui vient quand même sauver l'humanité.
HULK !!

Résultat : Hulk

L'archer

Green Arrow vs Hawkeye



Un vrai Robin des Bois, riche mais partageur, en la personne de Green Arrow chez DC. Un super vilain repenti, qui symbolise l'opposition à la domination de la richesse, avec Hawkeye, chez Marvel.
Deux personnages assez similaires, qui, au final, restent assez proches l'un de l'autre.

Résultat : Match nul

Leurs plus grands ennemis

Lex Luthor vs Thanos



Un Tony Stark machiavélique, dont la soif de pouvoir le poussera jusqu'à se faire pousser des cheveux roux, ou un Alien amoureux de la mort, qui rêve d'envoyer l'univers entier rejoindre sa bien aimée. Niveau menace cosmique, le choix est rapide.

Résultat : Thanos

Les sidekicks

On se contente ici des plus grands noms, parce qu'il y a plus de vengeurs ou de membres de la ligue de justice que de poils sur un Portugais.

La guêpe, Ant-Man, Black Panther, Wolverine, le Fauve, la Sorcière rouge, Vision, Wonder-Man, Miss Hulk, Spider-Man, Daredevil face à Aquaman, Green Lantern, Atom, Black Canary, Hawkman et Hawkgirl....
Au final, de nombreux personnages véritablement similaires de part et d'autres, mais chez Marvel, l'ajout de certains héros déjà présents dans d'autres séries est plus fréquent, limitant les créations saugrenues dues aux multiples équipes des années 80 (Justice league Detroit, les Vengeurs de la Côte Ouest).

Résultat : Les vengeurs, pour la profondeur de banc

Les adaptations

D'un coté, le maître, Bruce Timm, une vraie mythologie, un croisement avec les autres séries DC, comme Batman Beyond, de l'autre, une série rebootée après seulement deux saisons, avec des graphismes moins précis, et plus Disney.
Pas de match, là non plus, DC est loin devant.

Au cinéma, par contre, on attend la Justice league depuis des années, alors que les Vengeurs de Joss Whedon ont eu leur films respectifs, le film sur l'équipe entière, et maintenant, même la série sur le S.H.I.E.L.D est sur nos écrans.

On statuera sur un match nul, chaque équipe ayant largement l'avance sur son support de prédilection.



Au final :
On termine sur un match très équilibré, chaque super équipe ayant des arguments de poids. Ma préférence reste tout de même chez les Vengeurs, qui ont su, à travers les Ultimates, retrouver une seconde jeunesse, redonnant une vraie légitimité à une franchise pas loin de la déperdition au début des années 2000.

Si vous hésitez encore, pour vous aider à vous décider sur votre équipe préférée, je vous conseille ça :




mercredi 11 septembre 2013

Les 10 Jeux vidéo qui vous ont le plus marqué

Elevé aux Jeux vidéos, je vous propose mon TOP 10 de ceux qui m'ont le plus marqué.


FIFA International soccer

Après des années à souffrir en vue de dessus, avec le mythique "Kick-off", sur Master system, la découverte d'une nouvelle console, la megadrive, et de mon premier jeu de foot en "vue TV" a été une révélation.




A l'époque, pas besoin de vrais noms de joueurs, ni même de clubs, totalement absents de cette version. 
Juste des équipes nationales, une jouabilité très simple, et une option qui fera la légende du jeu: la possibilité de s'enfuir pour tenter d’échapper à un carton de l'arbitre (bon, en fait l'arbitre vous rattrapait toujours, mais qu'est-ce que c'était drôle!).

A l'époque, les commentaires étaient assurés par Ron Barr, mais à l'écrit, tandis que les buts se fêtaient avec des animations sur l'écran géant du stade. Ca a quand même bien changé depuis !!




Premier de la lignée, il a engendrée une série longue de 20 ans, qui continue encore aujourd'hui comme la référence du marché.

Dick Tracy

Le légendaire Dick Tracy face aux grands méchants du trottoir d'en face! 
Sur une voiture ou à pied, à coup de mitraillette ou de cocktails explosifs, le grand Dick et son imper jaune détruisaient tout sur leur passage.




Dans une succession de niveaux, plus difficiles les uns que les autres, dont je n'ai personnellement jamais vu la fin face à la difficulté incroyable du jeu, Dick affrontait des truands qui voulaient l'empêcher de régler ses comptes avec Big Boy Caprice, qui avait tué son beau père.




Des heures durant, je tentais de venir à bout des voitures, gangsters et autres Boss des différentes plateformes, sans jamais réussir à aller au bout. 
Mais à lire les commentaires sur le web, je peux au moins me dire que je ne suis pas le seul!

Golden Axe

Prenez un séjour en Espagne, une borne d'arcade mangeuse de Pesetas, et vous obtiendrez la magie de Golden Axe.

D'abord en arcade, donc, puis sur Megadrive, il fallait tenter de sauver le royaume, pris dans les griffes d'un grand méchant qui avait enlevé le Roi et sa fille.
Disponible en multijoueur, avec la possibilité d'incarner l'un des trois héros, chacun ayant des caractéristiques et des pouvoirs magiques différents.
Des heures et des heures avant d'arriver finalement au bout de la quête proposée à travers tout le royaume, à pied ou à dos de dragons.



Un des meilleurs Beat'em all de l'époque, encore aisément jouable aujourd'hui. On passera sur les suites plus ou moins réussies, qui n'ont pas terni la légende de Golden Axe.

Super Mario Land

LE classique parmi les classiques. Achat automatique avec la Game Boy à l'époque, on y incarne le plombier moustachu, comme d'habitude à la recherche de Daisy, capturée, à nouveau, par des méchants vilains pas beaux.




On passe dans des Ersatz de pyramide, de temple Chinois, Incas, et jusque sous la mer, pour délivrer Daisy, qui se révèle en fait être un monstre ressemblant à une mouche, sauf au tout dernier niveau, ou c'est véritablement elle.



Bon, le jeu n'est ni long ni difficile, mais il se joue et se rejoue à l'infini, de quoi rentabiliser très facilement l'achat à l'époque.
De quoi lancer, là aussi, la saga des Marios, qui se continue aujourd'hui sur tous les supports du monde et d'ailleurs

Street of Rage 

Prenez Golden Axe. Transportez le concept en milieu urbain, et ajoutez des "méchants" un peu plus Funky, et vous obtiendrez Street of Rage.
Toujours la même histoire, Adam, Axel et Blaze, trois jeunes flics (dur à croire quand on voit leur accoutrement, mais bref), tentent d'arrêter le grand méchant, Mister X, qui a fait des trucs de méchant.



Des voyous Punks, des boss de fin de niveau différents et variés, tout est là, y compris la question piège de Mister X lorsqu'on le rencontre.
Le vilain nous propose d'intégrer son organisation criminelle, et lorsque l'on refuse, énorme frustration, il nous renvoie en arrière dans le jeu, et il fut recommencer pour revenir lui casser la gueule en bonne et due forme.




Comme Golden Axe, le mode multijoueur permet d'incarner le personnage de son choix, mais là, pas de pouvoirs magiques, mais des voitures de police qui viennent envoyer un grand coup de bazooka dans la tête des ennemis.
Tellement mythique qu'il a eu deux suites, et a été réédité sur la nouvelle génération de console. Un vrai must!

Tetris

Que dire? Jeu infini, prenant, très souvent copié, jamais égalé.
Pas la peine d'en faire des caisses, si vous n'avez jamais joué à Tetris, vous n'êtes pas un gamer. 





Zelda : Ocarina of time

Voyage dans le temps. Map énorme. Capacité de déplacement incroyable. Quêtes innombrables. Scénario de folie. Dans ce qui est probablement le meilleur des Zelda, les donjons se suivent, mais ne se ressemblent pas. Les ennemis sont variés, et diffèrent selon le moment de la journée, puisque le jeu alterne les périodes jour/nuit, et certaines quêtes se réalisent à des moments précis, de quoi allonger la durée du jeu, déjà plus que respectable à la base.


Dans un jeu qui se vendait rarement sans la soluce tant il est difficile de venir à bout sans aide, le plaisir était énorme. On voyait les effets du temps sur un royaume tombé au main du ténébreux Ganondorf, et le rôle de Link était, comme toujours, de sauver la Princesse Zelda.




Difficile de passer à coté de ce chef d'oeuvre, qui, aujourd'hui, n'a toujours pas trouvé son égal.

Metal Gear solid

Premier gros titre de la Playstation, tellement révolutionnaire que même les émissions de télé en faisaient la promo, Metal Gear Solid a été l'une des plus grosses claques de la console de Sony.
Jeu d’infiltration ou la vraie intelligence artificielle des ennemis nous compliquait la tâche, Hideo Kojima, créateur de la série avait poussé le vice jusqu'à créer des Boss qui ne pouvaient être battus que grâce à une astuce (Saloperie de Psychomantis!).



Ramper, se cacher, étrangler, utiliser son radar, cacher les corps, se recouvrir de ketchup pour faire croire à sa mort....Les possibilités du jeu étaient énormes, et surtout, c'état une vraie révolution pour l'époque. 
Passer des ennemis champignons de Mario aux soldats capables de suivre vos traces de pas dans la neige était un grand pas en avant dans le réalisme et la difficulté, mais cela n'a en rien gâché le plaisir de jouer.



La saga s'est fait mondialement connaitre à partir de cet opus, qui a lancé la carrière de Solid Snake, fer de lance des consoles Sony depuis lors.
Avec la nouvelle génération de console qui arrive, on espère que l'on aura droit à d'autres aventures du même acabit!

Pokemon version rouge

A l'époque, la mode était aux petits monstres dont on devait prendre soin. Après les Tamagotchis, ce fut donc au tour des Pokémons de débarquer et de conquérir le monde.



151 monstres à attraper, certains présent uniquement dans une des deux versions, donc une vraie interaction avec les copains obligatoire. Une durée de jeu impressionnante, que ce soit pour la quête principale ou pour le remplissage du Pokédex, des quêtes improbables et légendaires (bon, il existe alors, ce Mew, ou quoi?)

Là aussi, c'est la base de ce qui est devenu une franchise légendaire (jeux, peluches, dessins animés, cartes....), notamment à cause d'un Pokemon qui ressemblait pourtant à la base à un rat : Pikachu.



Des dizaines d'heures de jeu, des aventures interminables, des accessoires improbables, et des petites bêtes à foison dans les hautes herbes. De quoi créer un mythe, qui créé l’événement à chaque édition d'une nouvelle version.

Et vous, si vous faisiez votre Top 10 Jeux vidéo, vous y mettriez quoi?

dimanche 8 septembre 2013

Mon équipe de France

Puisque c'est le jeu actuellement, je vous propose mon équipe de France, en tentant d'expliquer au mieux mes choix et mon animation.

Le système:

Je pars avec une base très proche de ce que l'on a actuellement. Une ligne de 4, un organisateur devant la défense, deux milieux chargés de la récupération, deux offensifs plus axiaux, et une pointe chargé d'être très mobile et de prendre la profondeur.
Au niveau des latéraux, le droit se recentre en phase offensive, pour avoir une base de trois, tandis que le latéral gauche a pour mission de "manger la ligne", pour créer le surnombre et permettre à Ribery de rentrer dans le jeu, et non pas seulement de déborder.
Ses montées sont alors couvertes par le milieu de terrain de son coté, chargé de couvrir en cas de contre-attaque.
L'autre milieu de terrain "défensif" est lui chargé de briser les lignes, que ce soit par ses passes verticales, ou par des montées et des percées. Autre point, les cinq milieux de terrain ont une mission simple: prendre leur chance. 
Impensable de ne faire que des combinaisons dans des petits espaces, comme c'est le cas actuellement.
Il faut tenter, pour, d'une part, amener le danger, et ensuite, apporter de la diversité, et permettre de faire sortir la défense adverse, ce qui offrira des espaces dans le dos à l'avant-centre, chargé d'amener de la profondeur.

Positionnement de base de l'équipe


Le point, poste par poste:


Le gardien:

Pour le moment, Lloris a donné satisfaction. Certes, il a été chanceux sur son ballon relâché face aux Géorgiens, mais si l'on change de gardien à chaque petite erreur, qui plus est pour le coup, sans conséquence, la pression sera tellement énorme sur le titulaire qu'il risquera d'exploser sous l'enjeu. Je le conserve donc.



La défense:

Sur le coté gauche, je souhaite donc un latéral offensif. D'une part, pour apporter du nombre, mais aussi parce que je ne vois pas de latéral sachant défendre correctement en ce moment.
Ce latéral doit couvrir une grande part de terrain, et combiner énormément avec Ribery, tout en apportant de la largeur au jeu des Bleus.
Deux possibilités, donc : Lucas Digne, s'il trouve du temps de jeu au PSG, ou Gaël Clichy, par défaut, puisqu'il n'a jamais convaincu réellement, mais qu'aucun autre joueur de bon niveau ne semble émerger à ce poste.

Coté droit, j'opte pour Rod Fanni. Pourquoi? Parce que je demande à mon latéral de ce coté d'apporter défensivement avant tout. Je ne veux pas voir ce qu'il y a actuellement, un joueur qui déborde, mais qui ensuite s'arrête, puis revient en arrière. En doublure, j'opte pour Frank Béria, joueur de devoir, appliqué, et intelligent tactiquement. 


Dans l'axe, un joueur se détache clairement : c'est Koscielny. Très limite au départ, il s'impose de plus en plus, devient bien plus dur dans les duels, et a une qualité de relance importante.
A ses cotés, Raphael Varane, lorsqu'il reviendra de sa blessure. Il faut petit à petit l'installer, puisqu'il sera notre prochain leader défensif. Il faut qu'il apporte sa relance, son jeu de tête, et sa présence en couverture.

Le milieu:

Devant la défense, je positionne un joueur capable d'organiser le jeu, et d’accélérer la relance. Il doit travailler défensivement, et apporter sa vision du jeu pour relancer, soit par du jeu court rapide et des passes verticales capables d'éliminer des lignes adverses, soit par du jeu long, chose inexistante chez les Bleus à l'heure actuelle. Il faut donc un joueur technique, travailleur, et régulier. Yohann Cabaye est pour moi le profil idéal à ce poste.

"Devant" lui, dans le schéma de base, deux milieux de terrain. Coté gauche, un milieu travailleur, de devoir, qui sera l'intelligence tactique de l'équipe. Son travail : la couverture latérale couloir gauche, la récupération, l'intelligence tactique, donc, pour compenser les montées de ses équipiers.
De par son positionnement, il doit être le barycentre de l'équipe, et équilibrer le schéma. Evidemment, il doit être présent dans les duels, et prendre sa chance de temps à autre.

Le second milieu, lui, plus positionné axe droit, devra harceler les milieux adverses, et évidemment travailler à la récupération en phase défensive. Mais, balle au pied, il devra amener une qualité de perforation, par sa puissance et sa qualité technique, et j'attends de lui une vraie prise de risque dans ses dribbles. Il doit soutenir ses offensifs, et être le lien entre les défensifs et les offensifs.

Dans l'idéal, Toulalan pour le premier rôle, Paul Pogba dans le second.

Le comportement offensif de mon équipe de France


Les milieux offensifs sont la clé du système. Ils ne sont pas ailiers, ils ne sont pas axiaux. Ils doivent être capables de balayer toute la largeur du "demi-terrain" dont ils ont la charge, mais aussi de permuter.
Côté gauche, Frank Ribery, qui doit être mis dans les meilleures conditions possibles, puisque c'est notre seul joueur de classe mondiale.
Axe, gauche, il devra se recentrer, en utilisant les appels de son latéral notamment. Par sa qualité de dribble, il devra perforer les défenses adverses, par ses courses, ses passes ou ses dribbles. Je l'attends aussi à la finition, parce qu'en ce moment, certes, Benzema ne marque pas, mais les autres non plus. Il faudra donc qu'il provoque, et qu'il ose. Frapper, dribbler, passer. Il sait le faire. Qu'il le montre.
En "plan B", le jeune Griezmann a un profil assez intéressant, puisqu'il peut en plus apporter de la profondeur au jeu.

Dans l'axe, coté droit, je conserve Mathieu Valbuena. Irréprochable dans son envie, techniquement important, il aura un rôle d'organisation du jeu, en relais principal de Cabaye. Il devra donc se démarquer correctement, se rendre visible et disponible auprès de ses partenaires, en étant le relais principal des actions offensives construites par les milieux dits "défensifs". 
Obligation, donc, de voir des passes précises, souvent courtes, et aussi beaucoup de frappes.




En pointe, enfin, je veux un vrai avant-centre. Pas un simple remiseur, ou un remake de Nicolas Anelka qui passe son temps à dézoner.
Je lui demande de la finition, donc une vraie présence dans la surface, puisque derrière lui, les milieux seront là pour le servir. Il devra apporter de la profondeur au jeu, surtout par ses appels, et être capable de trouver et de libérer des espaces pour ses équipiers.
Défensivement, il devra presser les centraux adverses, et courir pour gêner la relance adverse.

Je souhaite donc que Gameiro réussisse à Séville, et retrouve sa place en Bleu, puisque ce rôle lui irait à ravir.

Le positionnement défensif de mon équipe de France


Sur le banc, l'importance est de prévoir des profils identiques pour les postes spécifiques (latéraux, milieux défensifs notamment). Devant, il faut prévoir une palette plus large, avec des attaquants capables d'apporter aussi autre chose.
Voici donc, au final, ce à quoi ressemblerait ma sélection:



1- Lloris (Mandanda, Landreau)
2- Fanni (Béria)
3- Digne (Clichy)
4- Koscielny (Sakho)
5- Varane 
6- Cabaye (Mavuba)
7- Valbuena (Menez, Féret)
8- Toulalan (Kondogbia)
9- Gameiro (Giroud)
10- Pogba (Matuidi)
11- Ribery (c) (Griezmann)


N'hésitez pas à me donner votre avis!


lundi 19 août 2013

Les grandes histoires de Superman - Première partie

Il y a quelques mois sortait le très décevant "Superman : Returns" sur grand écran. Surfant sur la vague, l'éditeur Urban Comics a proposé plusieurs récits mettant en scène l'homme d'acier.
Retour sur quelques-uns des plus marquants :

Superman : Kryptonite


Paru récemment chez Urban Comics, cette version Française de la saga de Darwyn Cooke, superbement mise en image par l’excellent Tim Sale, est une véritable réussite.
Le récit nous livre les impressions d’un Superman alors débutant. On le découvre hésitant, peu sur de sa supposée « résistance ». Inquiet, il est tiraillé entre sa volonté de servir le monde et la peur de mourir en s’exposant à des menaces toujours plus dangereuses.
Là ou l’on a l’habitude de voir un Superman invulnérable, résistant à tout sans sourciller, Darwyn Cooke réussit là ou beaucoup ont échoué : il a rendu le boy-scout de l’Amérique un peu plus humain.
Clark Kent découvre alors, au travers d’une enquête pour le Daily Planet, deux de ses principaux points faibles : La kryptonite et Loïs Lane.
La journaliste, transformée en véritable muse sous les crayons d’un Tim Sale au sommet de son art, est au centre de l’intrigue, ou l’on croisera Lex Luthor, Jimmy Olsen, ainsi qu’un étrange extra-terrestre et quelques autres visages connus.

Lois Lane dans les bras de son héros


De quoi se réconcilier avec le fils de Krypton, qui avait vu son image quelque peu écornée avec la version mitigée parue sur grand écran il y a quelques mois.
Au niveau du scénario, Darwyn Cooke fait du grand classique : Superman sauve le monde, veut conquérir une Loïs plus convoitée que jamais, et fait finalement face à une menace mortelle. Mais tout cela est tellement bien amené, enrobé dans une vraie intrigue prenante, que ces 6 épisodes se lisent d’une traite.
Tim Sale, lui, a corrigé ses petits « défauts » de début de carrière, pour arriver à un style plus réaliste, inimitable, et très accrocheur. Le dynamisme qu’il insuffle à ses personnages et au récit donne vraiment de la consistance à l’histoire, et son découpage, alternant gros plans et petites cases, colle parfaitement au rythme du scénario. 
Soulignons également le très bon travail d’Urban Comics, avec une traduction ou les termes et les champs lexicaux utilisés collent aux personnages, comme c’est souvent le cas lorsque Alex Nicolavitch s’en charge. 



Le lecteur aura aussi la chance de découvrir les couvertures originales, ainsi que le Superman 61, récit old school dans lequel on découvre les origines de l’homme d’acier ainsi que celles de la Kryptonite. Comme souvent, quelques croquis accompagnent le tout.
Un bien bel ouvrage, donc, à conseiller à tous ceux qui aiment ou qui souhaitent s’immiscer dans l’univers du héros de Métropolis.





La mort de Superman : Tome 1 – Un monde sans Superman




Lecteur assidu de Comics, principalement issus de chez Marvel, Urban Comics m’a permis de rattraper une partie de mon retard chez l’éternel concurrent, DC Comics, grâce à leurs parutions régulières et de bonnes qualités, notamment sur Batman.
Cet été, sortie du film oblige, c’est plutôt Superman qui était mis en avant. L’occasion parfaite pour me plonger sur l’un des récits qui attisait ma curiosité depuis quelques années : la mort de Superman.
Compilé en deux volumes, la sortie du premier tome était l’occasion pour moi de découvrir ce qui pouvait venir à bout du Kryptonien, et par quels moyens. Je m’attendais à un récit intelligent, scénarisé, avec des dessins de grande qualité. Il faut dire qu’un tel événement, la mort du plus grand des super-héros, était quelque chose de plutôt important.
Avant toute chose, pourquoi tuer Superman ? Dans les années 90, années de parution de cette saga, nombre de super héros sont tombés au combat, ou ont laissé leur place à d’autres. Spider-man a vu son rôle repris par Scarlet Spider, Jean Grey, Wolverine, et bien d’autres encore sont morts, au moins de manière « temporaire » à un moment ou à un autre.
Mais pour Superman, cela a une toute autre portée. Héros historique, invulnérable, boy-scout de l’Amérique, le voir passer l’arme à gauche me fascinait. Je m’attendais à une machination géniale de Lex Luthor, comme dans All-Star Superman, ou quelque chose de vraiment surprenant.
Malheureusement, cette histoire n’est, au final, qu’une compilation des mauvaises idées des Comics des années 90. Histoires de clonage saugrenues, un Lex Luthor roux, un méchant sorti de nulle part et dont les motivations restent inconnues, des agences gouvernementales « maléfiques », un peuple de parias vivant dans les égouts…. Bref, une compilation de choix scénaristiques très faibles, avec des personnages caricaturaux au possible, offrant au final, une histoire dont il est difficile de voir le bout.

Un bon résumé du récit ? "Viens on fait la bagarre"


Le « méchant » n’a aucune fond, vient de nulle part, et n’est au final, que force brute. Les personnages secondaires ne servent qu’à ralentir l’intrigue, pourtant pas bien épaisse à la base, et même Superman n’est pas traité comme il le mériterait dans ce qui aurait du être l’un des récits les plus important de son histoire.
Pour couronner le tout, les dessins ne sont même pas toujours au niveau du scénario, offrant des personnages difformes, et des anatomies très caractéristiques au style en vogue dans les années 90 (notamment chez Image Comics, autre maison d’édition de l’époque).
Cette « Mort de Superman » reste donc bien loin de mes attentes, et reste à ce jour, ce que j’ai lu de plus mauvais sur Kal-El.

Quelqu'un a séché les cours d'anatomie on dirait


A suivre : Kingdom Come et All-Star Superman

jeudi 27 juin 2013

Christopher Meloni n'est plus derrière les barreaux

Un regard dérangeant, des mimiques déroutantes, un comportement de psychopathe affirmé...Dans Oz, Christopher Meloni, aka Chris Keller, a livré une partition qui a contribué à faire de lui la star qu'il est aujourd'hui devenu.


Dans un des plus intenses trios amoureux de l'histoire de la télévision, sa relation avec Tobias Beecher et Vern Schillinger a passionné le monde durant les 56 épisodes retraçant la vie des détenus d'Emerald City.
Jouant le rôle ambigu d'un tueur en série bisexuel, tantôt amoureux, tantôt prédateur, mais constamment dérangé, il a mis en avant des qualités d'acteur lui permettant de rebondir avant même l'arrêt définitif de la série de HBO.
Initialement plus porté vers les comédies, c'est donc finalement un rôle plus "dramatique" qui le portera sur le devant de la scène.

Diplômé d'histoire, féru de développement corporel (il a notamment été coach sportif au début de sa carrière), et adepte des petits boulots improbables (dans la construction ou encore videur), il a, comme beaucoup, fait ses premiers pas à la télévision via la publicité, comme ici, pour Macdonald's, à l'époque ou la coupe mulet était encore la norme : 


Rapidement repéré par HBO, pour qui il travaille dès 1984, il enchaîne les rôles dans des sitcoms et des téléfilms, et débarque sur le grand écran en 1994, jouant un garde du corps dans "Trou de mémoire" (Clean slate).
Vu également dans l'armée des 12 singes, ou Las Vegas Parano, c'est donc en 1998, à partir de la seconde saison de Oz, qu'il va véritablement se révéler.
Tueur psychopathe, manipulateur, violent, il deviendra rapidement une icone gay, avant de conquérir un public bien plus grand, grâce à son duo avec Mariska Hargitay dans "New-York : Unité spéciale" (Law and order : special victims unit)


Après 12 ans de bons et loyaux services, et des apparitions dans des films comme les fameux "Harold et Kumar", son personnage disparaît du casting de la série, ce qui lui laisse plus de temps pour le cinéma.

Gràce à cela, il se retrouve, depuis quelques semaines, à l'affiche dans Superman : Man of Steel, de Zack Snyder, ou il est l'une des seules satisfactions du film.
Dans un rôle bien moins profond et moins théâtral, il interprète le Colonel Hardy, qui combattra Superman avant de se ranger à ses cotés.



Enfin libéré de son image de prisonnier, libéré de ses obligations à la télévision, il s'offre peut être, enfin, l'opportunité de briller sur grand écran.


vendredi 19 avril 2013

Build Pyramids

Le premier extrait du prochain album de N.O.R.E, qui se fait maintenant appeler "P.A.P.I". Une production Large Professor.