Le Blog de Monsieur M

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mercredi 18 décembre 2013

Le Comics de la Semaine #4 : PunkRock Jesus

Cette semaine, je vous propose cette bien belle histoire de Noël, parue récemment chez Urban Comics.


Conseillé par mes amis d'Astro City, j'ai récemment fait l'acquisition de ce petit bijoux, qui, pourtant, au premier abord, ne s'adressait pas à moi. Je ne suis pas fan de Punk Rock, je n'ai pas d'admiration particulière envers Jésus, et je n'avais aucune idée de qui était Sean Murphy, auteur et dessinateur du récit.Qui plus est, le noir et blanc n'est pas forcément ma tasse de thé, et pourtant...

Pourtant, ce fût un régal du début à la fin.

Je vous fais le pitch : Pour les besoins d'une émission de télé-réalité, une jeune vierge va porter le clone de Jésus, recréé par de l'ADN récupéré sur le Saint-suaire. 
Protégé par un ancien de l'IRA, on va le suivre depuis sa naissance, à travers les années. Forcément, c'est plein de rebondissements et de surprises, mais je préfère ne pas trop en dire pour ne pas gâcher votre lecture.


A travers une idée assez répandue, le retour du messie, Sean Murphy livre une très belle critique de la société et de ses excès, ainsi que des extrémismes en tout genre. La télé-réalité, la société de consommation, les récupérations des médias, tout y passe, dans six numéros, ici compilés en un seul ouvrage.
On sent qu'il y a eu une vraie réflexion derrière le scénario, dont l'écriture s'est étalée sur plusieurs années, marquée par les événements de la vie réelle, comme l'élection de Georges Bush ou l'arrivée au premier plan de partis populistes dans la vie quotidienne Américaine.

Les dessins, en noir et blanc, sont très bons, et donnent un vrai dynamisme à l'histoire, participant merveilleusement à la narration. Jamais trop détaillés, pas trop chargés, ils laissent respirer l'image, tout en lui donnant une énergie communicative.

Petit bonus, Sean Murphy vous propose, à chaque chapitre, une chanson illustrant le récit, pour ajouter une dimension supplémentaire à l'histoire.
On n'a jamais envie de s'arrêter, tant c'est prenant, et tant les personnages sont attachants.


Au final, c'est donc un vrai petit bijou, indispensable à votre collection !


mercredi 20 novembre 2013

Le Comics de la semaine #1 : Incognegro

Chaque semaine, je vous présente un Comics issu de ma collection, et que je vous invite à découvrir. Marvel, DC, Vertigo ou indé, tous les Mercredis, une découverte pour vos pupilles.

Cette semaine, mon choix se porte sur un Trade Paperback, de chez Vertigo : Incognegro.


Après avoir vu "The Butler", avec Forest Whitaker, j'ai voulu me replonger dans cette Amérique de la première moitié du 20ème, pleine de contradiction, et qui tente alors de survivre à ses relents de racisme qui divisent la nation.

Et pour ça, ce récit est juste parfait. Nous sommes donc dans le années 1900, dans une Amérique ségrégationniste, ou les lynchages de noirs sont monnaie courante, notamment dans les états du sud.
A cette époque, quelques journalistes osent dénoncer ces crimes affreux, et c'est notamment le cas du héros : Zane Pinchback.
Sa particularité ? C'est un journaliste qui opère "incognegro", un Afro-Américain à la peau très claire, ce qui lui permet de passer inaperçu pour récolter les témoignages des affaires sordides dont il se fait l'écho.

Envoyé dans le Mississippi pour enquêter sur une affaire qui le concerne directement, puisque c'est son frère qui est accusé de meurtre, et menacé de pendaison.
Durant tout le récit, il traversera une population raciste et xénophobe, le poussant presque à bout, retraçant l'un des visages les plus sombre d'une Amérique qui luttait alors contre ses vieux démons, qui sont loin d'avoir totalement disparu aujourd'hui encore.


Le récit, plus ou moins inspiré de faits rééls, est très bien écrit par Mat Johnson. L'auteur tisse très agréablement une intrigue, finalement assez simple, mais qui reste agréable à lire. C'est plus ici les personnages et leur ambivalence qui font la force du récit, ou l'auteur nous brosse un portrait efficace de la ségrégation sociale, et de la manière dont la couleur de peau est utilisée pour différencier les populations.
L'histoire est construite pour se lire d'une traite, pas de cliffangher ou d'effets de manches inutiles, et l'on y gagne beaucoup.
De plus, les dessins, en noir et blanc, de Warreen Pleece, donnent une vraie dynamique à l'action, donnant véritablement vie aux personnages et aux Etats-unis du début du 20ème siècle.
Seul point noir : quelques gros stéréotypes, qui laissent parfois quelque peu songeur, bien qu'ils ne gâchent pas véritablement la lecture.

A lire donc, mais en VO uniquement, la traduction Française n'existant pas !


lundi 19 août 2013

Les grandes histoires de Superman - Première partie

Il y a quelques mois sortait le très décevant "Superman : Returns" sur grand écran. Surfant sur la vague, l'éditeur Urban Comics a proposé plusieurs récits mettant en scène l'homme d'acier.
Retour sur quelques-uns des plus marquants :

Superman : Kryptonite


Paru récemment chez Urban Comics, cette version Française de la saga de Darwyn Cooke, superbement mise en image par l’excellent Tim Sale, est une véritable réussite.
Le récit nous livre les impressions d’un Superman alors débutant. On le découvre hésitant, peu sur de sa supposée « résistance ». Inquiet, il est tiraillé entre sa volonté de servir le monde et la peur de mourir en s’exposant à des menaces toujours plus dangereuses.
Là ou l’on a l’habitude de voir un Superman invulnérable, résistant à tout sans sourciller, Darwyn Cooke réussit là ou beaucoup ont échoué : il a rendu le boy-scout de l’Amérique un peu plus humain.
Clark Kent découvre alors, au travers d’une enquête pour le Daily Planet, deux de ses principaux points faibles : La kryptonite et Loïs Lane.
La journaliste, transformée en véritable muse sous les crayons d’un Tim Sale au sommet de son art, est au centre de l’intrigue, ou l’on croisera Lex Luthor, Jimmy Olsen, ainsi qu’un étrange extra-terrestre et quelques autres visages connus.

Lois Lane dans les bras de son héros


De quoi se réconcilier avec le fils de Krypton, qui avait vu son image quelque peu écornée avec la version mitigée parue sur grand écran il y a quelques mois.
Au niveau du scénario, Darwyn Cooke fait du grand classique : Superman sauve le monde, veut conquérir une Loïs plus convoitée que jamais, et fait finalement face à une menace mortelle. Mais tout cela est tellement bien amené, enrobé dans une vraie intrigue prenante, que ces 6 épisodes se lisent d’une traite.
Tim Sale, lui, a corrigé ses petits « défauts » de début de carrière, pour arriver à un style plus réaliste, inimitable, et très accrocheur. Le dynamisme qu’il insuffle à ses personnages et au récit donne vraiment de la consistance à l’histoire, et son découpage, alternant gros plans et petites cases, colle parfaitement au rythme du scénario. 
Soulignons également le très bon travail d’Urban Comics, avec une traduction ou les termes et les champs lexicaux utilisés collent aux personnages, comme c’est souvent le cas lorsque Alex Nicolavitch s’en charge. 



Le lecteur aura aussi la chance de découvrir les couvertures originales, ainsi que le Superman 61, récit old school dans lequel on découvre les origines de l’homme d’acier ainsi que celles de la Kryptonite. Comme souvent, quelques croquis accompagnent le tout.
Un bien bel ouvrage, donc, à conseiller à tous ceux qui aiment ou qui souhaitent s’immiscer dans l’univers du héros de Métropolis.





La mort de Superman : Tome 1 – Un monde sans Superman




Lecteur assidu de Comics, principalement issus de chez Marvel, Urban Comics m’a permis de rattraper une partie de mon retard chez l’éternel concurrent, DC Comics, grâce à leurs parutions régulières et de bonnes qualités, notamment sur Batman.
Cet été, sortie du film oblige, c’est plutôt Superman qui était mis en avant. L’occasion parfaite pour me plonger sur l’un des récits qui attisait ma curiosité depuis quelques années : la mort de Superman.
Compilé en deux volumes, la sortie du premier tome était l’occasion pour moi de découvrir ce qui pouvait venir à bout du Kryptonien, et par quels moyens. Je m’attendais à un récit intelligent, scénarisé, avec des dessins de grande qualité. Il faut dire qu’un tel événement, la mort du plus grand des super-héros, était quelque chose de plutôt important.
Avant toute chose, pourquoi tuer Superman ? Dans les années 90, années de parution de cette saga, nombre de super héros sont tombés au combat, ou ont laissé leur place à d’autres. Spider-man a vu son rôle repris par Scarlet Spider, Jean Grey, Wolverine, et bien d’autres encore sont morts, au moins de manière « temporaire » à un moment ou à un autre.
Mais pour Superman, cela a une toute autre portée. Héros historique, invulnérable, boy-scout de l’Amérique, le voir passer l’arme à gauche me fascinait. Je m’attendais à une machination géniale de Lex Luthor, comme dans All-Star Superman, ou quelque chose de vraiment surprenant.
Malheureusement, cette histoire n’est, au final, qu’une compilation des mauvaises idées des Comics des années 90. Histoires de clonage saugrenues, un Lex Luthor roux, un méchant sorti de nulle part et dont les motivations restent inconnues, des agences gouvernementales « maléfiques », un peuple de parias vivant dans les égouts…. Bref, une compilation de choix scénaristiques très faibles, avec des personnages caricaturaux au possible, offrant au final, une histoire dont il est difficile de voir le bout.

Un bon résumé du récit ? "Viens on fait la bagarre"


Le « méchant » n’a aucune fond, vient de nulle part, et n’est au final, que force brute. Les personnages secondaires ne servent qu’à ralentir l’intrigue, pourtant pas bien épaisse à la base, et même Superman n’est pas traité comme il le mériterait dans ce qui aurait du être l’un des récits les plus important de son histoire.
Pour couronner le tout, les dessins ne sont même pas toujours au niveau du scénario, offrant des personnages difformes, et des anatomies très caractéristiques au style en vogue dans les années 90 (notamment chez Image Comics, autre maison d’édition de l’époque).
Cette « Mort de Superman » reste donc bien loin de mes attentes, et reste à ce jour, ce que j’ai lu de plus mauvais sur Kal-El.

Quelqu'un a séché les cours d'anatomie on dirait


A suivre : Kingdom Come et All-Star Superman

jeudi 28 juillet 2011

Les Comics, par ou commencer? Part 2

X-Force/X-Statix
Dans les années 90, X-Force était le symbole de la série bourrin, ou les mecs avaient des biceps plus larges que les cuisses de Marianne James, et les filles avaient des seins plus gros que la station MIR.
Lorsque Marvel a relancé le titre il y a quelques années, la surprise fut au rendez-vous quand l'équipe créative fut révélée.
Peter Milligan (Shade the Changing Man...) au scénario et Mike Allred (Plein de trucs géniaux) aux dessins.
Changement d'esprit total, et relifting complet de la série, avec changement d'équipe, création de personnages et tout ce qui va avec.
Le concept: Une équipe de mutant dans le monde actuel vit comme des Rock-Stars, fait de la télé-réalité, et passionne le monde.
Une des séries les plus fortes au niveau du scénario comme au niveau du dessin (en plus Paul Pope réalise quelques passages très remarqués) de ces dernières années, mais malheureusement, là encore, pas de compilation en VF.

Une autre excellente raison de vous mettre à la VO.



Catégorie 3: Les classiques
Ici, retrouvez les titres qui ont marqué leur époque, et qui, encore aujourd'hui, sont à la base de l'industrie du Comics.

Les X-Men Par Chris Claremont
Au moment ou ces livres sortent, les X-Men n'existent plus. Littéralement. Seuls sortent encore quelques rééditions des premiers récits de Stan Lee, mais rien de plus.
Puis, vint Chris Claremont.
Il va recréer l'équipe, ajouter des nouveaux personnages, réinventer la franchise, et lui redonner vie pour en faire le mythe que c'est devenu par la suite.

La saga du Phoenix? Proteus? Les Shi'ar? Wolverine? Toutes les grandes sagas des X-Men (que vous retrouvez notamment dans le film X-Men 2) et beaucoup des personnages mythiques de l'équipe viennent de là.

C'est old school comme il faut, c'est construit pour se lire sur un épisode et pas sur un Trade Paper back, et c'est juste génial.
La saga du Phoenix, à elle seule, à inspiré tellement d'autres récits que s'en est un classique des plus classiques.

En plus, pour les lecteurs VF, tout cela se retrouve compilé dans les intégrales Panini.
Que demander de plus?

Les X-Men par Grant Morrison
Oubliez tout ce que vous pensiez savoir des mutants avant de vous plonger dans ce récit.
Le fou Génial Grant Morrison s'attaque au mythe de chez Marvel avec l'aide de Frank Quitely pour recréer la franchise mutante.
Comme Chris Claremeont à son époque, Morrison recrée et détruit tout, replongeant les X-Men dans le 3ème millénaire en leur donnant un sacré coup de jeune.

Finis le spandex et les adversaires improbables, finis les sagas incompréhensibles à rallonge sans queues ni têtes, on retrouve ce qui a fait le fort de l'équipe: les intrigues solides, en premier comme en second plan , des interactions fortes entre les personnages et aussi et surtout le concept de l'école.

Une saga déjà à ranger parmi les classiques, alors qu'elle est toute récente.
C'est dire sa qualité.

Ultimate Spider-Man par Bendis

Comme pour les Ultimates dont je parlais auparavant, Ultimate Spider-Man recrée les aventures de Peter Parker comme si elles étaient inventée aujourd'hui.

Bendis prend l'histoire en main dès le premier numéro, et son run (le plus long de l'histoire des comics pour un auteur sur un titre) nous fera souffrir, grandir, et vivre aux cotés d'un Peter Parker qui découvre ses pouvoirs, puis l'univers qui l'entoure.

Ce run s'arrête pour des raisons évidentes que je ne vous révélerais pas, mais s'inscrit déjà dans l'histoire de Marvel comme l'un des plus appréciés.

Preacher

Une série déjà plus adulte, impossible à résumer, et complètement folle.
Pour faire simple: Un mec obtient le pouvoir de Dieu, ce qui fait que personne ne peut refuser de lui obéir.
Du Wetstern, des vampires, du sexe, du sang, de la folie furieuse. 66 numéros inoubliables dessinés par Glen Fabry, le seul dessinateur au monde à réparer des vélos la nuit dans les rues de Lille (si si c'est vrai je vous assure).

Un classique réserver à un public plus mature.

Les Comics, par ou commencer?


Voici ci-dessous la liste de mes indispensables Comics, ou mon guide pour s'imprégner des univers Marvel et DC avant de plonger dans le grand bain et de suivre les séries mensuelles et leurs 60 ans de continuité!!

Catégorie 1: Les indispensables

Dans cette catégorie, on retrouve des récits que tout lecteur de comics se doit d'avoir lu. Pourquoi? Tous simplement parce qu'ils sont géniaux.

WATCHMEN


Pour faire simple:
Watchmen, c'est la vie.
Oubliez le film qui zappe pas mal de passage et qui ne retranscrit que de loin l'ambiance du récit, et plongez-vous sans attendre dans l'histoire rédigée par le maitre Alan Moore.

Un super héros mène une enquête sur ses pairs et anciens équipiers, et va découvrir de terribles secrets.
C'est un résumé que je ne développerais pas plus, parce que je ne pense pas pouvoir rendre justice à ce chef d’œuvre, en un mot comme en 100.

Préférez la VO tant que possible, mais si vous optez pour la VF, tentez de retrouver celle de Delcourt, dont la traduction colle beaucoup mieux à l'histoire que celle de Panini à mon gout.


V For Vendetta

A nouveau un récit d'Alan Moore, à nouveau un must. Une histoire calquée sur une société de plus en plus surveillée, ou chaque citoyen est soumis à un contrôle strict et total.
Un Homme contre Big Brother.
Une critique de la société poétique et menée de main de maitre par Alan Moore.

Comme pour Watchmen, dur de résumer cette oeuvre en quelques lignes, je vous laisse découvrir de vous même le récit, disponible en VF et assez facilement trouvable.

The Ultimates

Les vengeurs devenant ringards et Marvel voulant attirer de nouveaux lecteurs à l'occasion de la sortie des premiers films X-Men et Spider-Man, la maison des idées lança un nouvel univers, l'univers Ultimate, ou ses héros allaient être recréés par les nouvelles stars du Comics: Bendis et Millar.

Mark Millar transforma les vengeurs en "Ultimates", et avec l'aide de Brian Hitch ,notamment, participa à la relance de la franchise, d'abord dans cet univers, puis par effet de ricochet dans l'univers "traditionnel" de Marvel.

Ici, pas besoin de connaitre quoi que ce soit. Les références Pop-Culture pleuvent, ça se lit très facilement, et pour les non-anglophones, il existe une superbe édition chez Panini, ou seule l'énorme changement de traduction pose problème (Une remarque de Captain America sur la "lâcheté" des Français passe aux oubliettes, mais bon...)

Se ruer sur les éditions des Ultimates v1 et v2 est donc fortement conseillé (la suite, par Jeph Loeb, est largement dispensable)


The Walking Dead
A la sortie de ce titre, j'étais plus que sceptique. Déjà, je n'aimais pas Kirkman, qui n'avait pas rendu justice à Jubilée lors de son passage sur le titre (oui, on ne touche pas à Jubilée!).

Ensuite, je trouvais qu'il surfait sur la vague de la mode Zombie, je trouvais ça trop facile, et donc j'avais un apriori très négatif sur la série.
Puis un jour, à Astro City, le meilleur comics shop de l'histoire du monde en entier, je suis tombé sur le "Compendium".
Comprenez, l'édition VO reliée des 48 premiers volumes de la série pour pas trop cher. J'ai acheté, et là, ce fut le coup de foudre immédiat.
Pour ne rien vous cacher, je l'ai lu d'une traite. Une histoire d'horreur ou l'horreur n'est pas le principal, les interactions entre les personnages passant au premier plan.
De la characterisation excellent, des situations fantastiques, et surtout, contrairement aux grosses franchise, des personnages réellement en danger de mort constant.

Bref ,un délice fortement addictif, que je vous conseille non seulement pour on histoire, mais aussi pour ses dessins (notamment ceux de Charlie Adlard).
Pour les anglophones, le compendium est l'affaire du siècle, sinon, la VF est très bien aussi, mais revient un peu plus cher.


The Dark Knight Returns

Batman par Frank Miller. Le vrai Frank Miller, avec Klaus Janson aux dessins pour donner un esprit fou à un récit qui l'est tout autant.
Batman a vieilli. Il a disparu. Bruce Wayne décrépit, seul dans son manoir. Jusqu'au jour ou...

Un récit exceptionnel, haletant, futuriste, et à mon sens la meilleure histoire de Batman encore à ce jour.


Catégorie 2: Mes chouchous

Ici, retrouvez mes séries favorites, celles qui sont moins renommées que les must de la catégorie 1, mais pas forcément moins bonnes selon moi.

X-Factor
Ne vous inquiétez pas, pas de rapport entre cette série et le show TV. Après les évènements de la Décimation dans l'univers Marvel (En gros, la Sorcière Rouge a réduit à presque rien la communauté mutante du monde, les faisant passer à une espèce en voie de disparition), Peter David revient sur le titre qu'il avait deja rendu célèbre durant les 90's.

Madrox, l'Homme multiple, a son agence de détective. On suit ses aventures avec les membres de son équipe (M, Shatterstar, Guido...) et on découvre le meilleur personnage Marvel de ces 10 dernières années: Layla Miller.

Des récits qui nous mènent aux 4 coins de l'univers Marvel, et l'on voyage aussi bien dans l'espace que dans le temps.
Petit soucis, donc, il y a des interactions avec les autres séries X, mais cela reste compréhensible, tout du moins dans les grandes lignes.

Si vous voulez lire une série mutante, c'est celle-là qu'il faut suivre.
Malheureusement, la parution VF ne lui rend pas justice avec des parutions en magazine mais pas de compilation pour le moment à ma connaissance.

Pour résumer, une excellente raison de vous mettre à la VO.


Daredevil

Il y a quelques années, Daredevil était au bord du gouffre. Ridiculisé par Ben Affleck et ses compères dans le film éponyme, l'avocat le plus célèbre de l'univers des Super-héros ne faisait pas le fier.
Jusqu'à ce qu'un scénariste de génie, Bendis, reprenne son destin en main. Avec Maleev aux dessins, il redonne vie à notre héros. On retrouve son univers sombre, sans pitié, et ou le héros est Hell's Kitchen, le quartier de Matt Murdock.

Durant plusieurs années, Bendis fait souffrir notre héros, et passe le relais à un autre grand talent, Ed Brubaker, qui continuera sur la lancée pour faire de cette série l'une des meilleurs de l'univers Marvel.
Les dessins sont d'une qualité exceptionnelle, même lorsque Maleev cèdera sa place à Lark, loin d'être manchot par ailleurs.

Facilement trouvable en VF, dans la collection 100% Marvel chez Panini.


Superman: RED SON

Millar revisite le mythe de Superman sur un concept simple: l'enfant de Krypton atterrit en URSS et non aux USA.
Une idée tout bête, qui nous fait replonger dans le premier épisode de la série Sliders, mais avec Superman en plus comme grand défenseur du communisme.
On y redécouvre Batman dans un rôle d'opposant à la dictature, Wonder Woman, Lex Luthor, et bien d'autres.
Cette histoire complète ravira les fans (ou non d'ailleurs) du boy-scout Américain, et restera comme l'un des "What if?" les plus réussis à mon sens.